L'éditorial
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Lundi 08 Mars 2021
Journal Electronique

Le mouvement citoyen à l’heure du changement

Le processus électoral avance sereinement et activement pour consacrer la volonté populaire. Le Conseil des ministres, tenu hier et présidé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a été consacré exclusivement à l’examen du projet de loi portant régime électoral, élaboré par un comité d’experts et enrichi par la classe politique. La démarche, qui s’inscrit dans une dynamique de dialogue sans exclusive, associant un large spectre de la classe politique, met résolument le cap sur les réformes politiques et institutionnelles. Inscrit dans les 54 engagements du président de la République, conformément aux revendications du hirak, le renouvellement des institutions locales et nationales traduit une volonté inébranlable de donner toute sa signification au libre choix des citoyens de leurs représentants. En rupture totale avec le lourd héritage d’un régime autocratique, privilégiant la corruption politique et la fraude massive, la bataille de la légitimité contribue à favoriser une compétition à chances égales pour l’émergence d’une «société nouvelle dans une Algérie nouvelle». Le changement incontournable par la voie des urnes et du dialogue constructif interpelle le hirak dont la question de la représentativité est plus que jamais posée pour dépasser une impasse structurelle et mettre fin aux tentatives d’infiltration et de manipulation par la coalition des tenants de la fitna et d’une minorité redoutant le verdict des urnes. Face à son destin, le mouvement citoyen, qui a évité l’effondrement de l’Etat national, peut-il logiquement muer en instrument de déstabilisation de l’Algérie menée par des cercles haineux et racistes de l’autre côté de la Méditerranée et un voisin belliqueux en tête de pont de la guerre de la 4e génération ? L’heure des choix est venue pour jeter collectivement les bases solides d’une nouvelle Algérie. En alliée principale, la société civile, riche des compétences et des capacités novatrices de la jeunesse, est par excellence l’acteur du changement. Dans la perspective des prochaines échéances, la création de Nidaa El Watan, rassemblant des organisations syndicales, des associations et des représentants de la communauté algérienne basée à l’étranger, est un pas dans la voie de la consolidation du mouvement citoyen qui sera enrichi par la constitution de 5.000 associations de lutte contre la corruption et l’argent sale, en étroite collaboration avec l’Observatoire national de la société civile et le Haut-Conseil de la jeunesse, prévue par la Constitution du 1er novembre 2020. L’heure du changement a sonné.
 Horizons

Les exigences de la réconciliation mémorielle 

La réhabilitation posthume du militant nationaliste Ali
Boumendjel, arrêté en pleine Bataille d’Alger et exécuté par l’armée française, constitue un nouveau chapitre dans l’histoire de la colonisation. Plus qu’un «acte isolé», comme l’affirme
l’Elysée dans un communiqué, la quête mémorielle procède de gestes à forte charge symbolique préconisés par l’historien Benjamin Stora, recommandant une politique des «petits pas». La reconnaissance de l’assassinat de Maurice Audin et le rapatriement des 24 restes mortuaires de chouhada représentent indéniablement des progrès qui en appellent d’autres dans la voie de la réconciliation mémorielle initiée par le président Macron et le président Abdelmadjid Tebboune. La démarche louable et porteuse d’une dynamique de rapprochement entend tourner des décennies d’amnésie et d’occultation imposées par les tenants du négationnisme et des nostalgiques d’un passé à jamais révolu. Il suffit seulement de relever la levée de boucliers subie par le président Macron, qualifiant le colonialisme de «crime contre l’humanité» et levant le voile sur la torture et les exécutions sommaires pratiquées par l’armée coloniale. A trois semaines d’intervalle, l’exécution de Larbi Ben M’hidi
(4 mars 1957) et l’assassinat d’Ali Boumendjel (23 mars 1957) par le même bourreau, le tristement tortionnaire «commandant O», Paul Aussaresses, renseignent sur le mensonge d’Etat longtemps entretenu. Le temps de la vérité historique a sonné. En socle de la nouvelle Algérie, la question de la mémoire, en fondement de l’identité nationale, est «un devoir sacré» proclamé par le président de la République engagé à rapatrier tous les restes de chouhada, à récupérer les archives et traiter avec toute la rigueur voulue la question de l’indemnisation des victimes de l’explosion nucléaire au Sahara et de la décontamination des zones irradiées. La mise en place d’une chaîne spécialisée en histoire et l’institution de la Journée nationale de la mémoire, célébrée le 8 mai, indiquent clairement le sens d’un engagement qui n’est pas le fait d’une «quelconque tendance conjoncturelle». Au cours de la dernière rencontre avec des responsables de médias nationaux, le président de la République a appelé à faire preuve de discernement et de sérénité dans le traitement de cette question sensible, relevant que les «bonnes relations» entretenues avec la France d’Emmanuel Macron ne sauraient toutefois se faire au détriment de notre histoire. «Nous ne renoncerons
jamais à notre mémoire qui ne peut faire l’objet d’aucun marchandage», a-t-il souligné. La réconciliation en marche reste tributaire de la manifestation de la vérité et, comme le montrent les «petits pas» accomplis jusque-là, de la reconnaissance pleine et entière de la responsabilité de l’Etat français dans les crimes coloniaux.
Horizons

Les urnes de la légitimité

Le processus de dialogue politique s’intensifie. A trois mois des échéances électorales, en dépassement d’une impasse préjudiciable pour la stabilité nationale, les consultations lancées par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, reprennent avec force. Depuis le 13 février dernier, les vertus de la démarche consensuelle ont caractérisé les rencontres avec les dirigeants des partis politiques, toutes tendances confondues. Ainsi, après avoir reçu les responsables du Mouvement de la société pour la paix, d’El Bina, d’El Islah, du Front des forces socialistes,
d’El Moustakbal et de Jil Jadid, le chef de l’Etat a accueilli, ce week-end, les dirigeants de Fadjr El Djadid, de la Voix du peuple, du Front de l’Algérie nouvelle, du Parti du renouveau algérien, du Rassemblement national démocratique et de Talaie El Hourriyet. Bien loin de l’ostracisme qui a marqué le règne du régime autocratique, fondé sur la corruption de l’élite politique et le mépris de la souveraineté populaire, la volonté de dialogue sans exclusive conforte l’exigence de changement institutionnel, économique et social. Dans un débat ouvert à toutes les forces représentatives du paysage politique, tous les partenaires admettent le fait que la légitimité des urnes est l’unique voie pour un changement de mode de gouvernance à tous les niveaux. Dans la perspective des élections législatives et communales qui ne «ressembleront en rien» aux précédentes consultations, a assuré le président de la République, toutes les garanties de transparence et de régularité des urnes ont été apportées pour favoriser l’émergence d’une «société nouvelle dans une Algérie nouvelle». Face aux défis régionaux et internationaux, attentatoires à la souveraineté nationale, le dialogue national est le cadre idoine pour construire une Algérie forte de ses institutions légitimes et crédibles. Cette dynamique salutaire participe au renforcement du front interne en rempart aux manœuvres de déstabilisation récurrentes et féroces menées par les adeptes de la printanisation sanglante et des puissances revanchardes, avec la complicité avérée des relais locaux.
La dérive monstrueuse du néo-hirak aux mains des prêcheurs de la fitna, de certains porte-parole autoproclamés et d’une minorité qui tente d’imposer ses opinions par la force, en levier de la déstabilisation, le prouve clairement. Elle alerte sur l’urgence d’une restructuration pour une réelle représentativité du mouvement citoyen appelé impérativement et nécessairement à concrétiser les idéaux de changement et d’une expression libre de la volonté populaire. Cette réalité intrinsèque est désormais reconnue par tous les acteurs politiques acquis au dialogue et au changement par les urnes.
 Horizons

Une nouvelle société au service de la nouvelle Algérie

La nouvelle Algérie se construit avec de nouvelles institutions. Dans trois mois, l’organisation d’élections législatives et communales, en même temps, lancera le chantier des réformes politiques et institutionnelles en rupture avec le système des quotas, la fraude massive, l’immixtion des milieux d’affaires dans la sphère politique et les pratiques immorales d’achat de voix et de consciences. Le nouveau départ, annoncé par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, lors de la rencontre avec des représentants de médias nationaux, consacre la volonté de changement. Le retour inéluctable aux urnes reste la seule source de légitimité, aux antipodes des défenseurs de la transition chaotique. Faisant partie des 54 engagements du président de la République, la refonte institutionnelle a été confortée par une démarche consensuelle associant la classe politique, la société civile, les personnalités nationales influentes et académiques. Il s’agit, comme l’a affirmé le Président, de contribuer ensemble à l’émergence d’une «nouvelle société dans une nouvelle Algérie, tributaire du changement des mentalités et des comportements». Dans cette bataille de la légitimité et de la démocratie, de nature différente des pratiques anciennes, alliant corruption des élites et manipulation des urnes, le devoir de transparence et de régularité prévaut dans le choix incontestable des compétences nationales et locales imprégnées des valeurs du nouveau mode de gouvernance au service des citoyens. Elle interpelle la société civile et les jeunes universitaires, érigés en partenaire de choix, pour la consolidation des bases de l’Algérie nouvelle. Toutes les garanties et les facilités ont été accordées pour une participation forte des acteurs du changement. Dans la loi électorale, élaborée par un comité d’experts sous la direction du Pr Ahmed Laraba et soumise à un large débat, le principe de la parité homme-femme, la présence des jeunes sur les listes électorales et le choix des listes ouvertes traduisent la volonté de rajeunissement et de renouvellement des institutions. La présence en force de cinq ministres issus du hirak, le changement en profondeur du gouvernement au soir des législatives annoncent une nouvelle ère qui met fin à la marginalisation de l’immense majorité de la société et aux disparités régionales flagrantes.
 Horizons

Rationalisation et pragmatisme

C’est l’heure de la rationalisation des dépenses dans la nouvelle Algérie, soucieuse de mettre fin aux importations improductives et à la surfacturation aux conséquences désastreuses sur l’économie nationale. «De tels comportements doivent cesser», a déclaré le président de la République lors de sa rencontre avec les responsables de médias nationaux, tout en soulignant que la mise de fin de fonctions de l’ancien directeur général d’Air Algérie fait suite au non-respect des instructions portant sur la rationalisation des dépenses. «Certains n’ont pas compris que nous devons importer ce dont nous avons besoin», a précisé le chef de l’Etat. Des progrès significatifs ont été enregistrés. Un recul, de 6%, en 2019 et de 15% en 2020, de la facture des importations des produits céréaliers et laitiers a été observé. «Nous n’avons importé ni fruits ni légumes», a fait savoir Abdelmadjid Tebboune. Cette option stratégique est incontournable pour faire face à une situation qui, sans être inquiétante, n’en est pas moins rassurante. Malgré le poids de la pandémie, la baisse des réserves de change et des recettes pétrolières, l’Algérie, en mesure d’honorer tous ses engagements, avance à pas sûrs dans la voie des réformes pour jeter les bases d’une économie diversifiée et compétitive. Les signes de renouveau attestent du rebond du secteur agricole, dont les recettes (25 milliards de dollars) ont dépassé, pour la première fois depuis l’indépendance, celles du pétrole (24 milliards de dollars). Le cap sur l’investissement productif, national et étranger, et l’augmentation de la production est pris. L’Algérie nouvelle qui avance ambitionne, à la faveur des législatives et locales sans commune mesure avec le passé, de construire «une nouvelle société», permettant l’émergence de jeunes et de nouvelles compétences. En «force de frappe», connue et reconnue, elle reste fidèle à ses principes fondateurs, apportant un soutien indéfectible aux peuples en lutte pour leur indépendance, et à sa doctrine en faveur de la paix, de la réconciliation et de la stabilité dans la région et dans le monde, sans aucune ingérence dans les affaires d’autrui. Elle s’interdit, en conséquence, l’envoi de troupes au Sahel, contrairement aux rumeurs diffusées en France et en Espagne par les 89 sites de nos voisins. La campagne de déstabilisation tous azimuts, connue du président français, Emmanuel Macron, est le fait de ces milieux revanchards et des lobbies mobilisés pour saper les «bonnes relations» décomplexées et bénéfiques entre la nouvelle Algérie et la France engagée dans la voie du rapprochement et de l’apaisement. «Nous ne renoncerons jamais à notre mémoire qui ne peut faire l’objet de marchandage», a affirmé le président de la République, acquis à une démarche intelligente et sereine.
 Horizons

  • reboisement  barrage Douira
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Santé

Destination Algérie

L'agenda

 

Ministère de la Solidarité

La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Mme Kaoutar Krikou, présidera, le 8 mars  à 14h, au siège du ministère des Affaires étrangères, la cérémonie de célébration de la Journée internationale de la femme.

Ministère de l’Environnement

La ministre de l’Environnement, Mme Dalila Boudjemaâ, présidera, le 8 mars  à 11h, la cérémonie célébration de la Journée internationale de la femme de célébration où les femmes du secteur seront à l’honneur.



Opéra d’Alger
L’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh lance des ateliers d’initiation au chant ouverts dans les répertoires traditionnels et universels. Les inscriptions auront lieu jusqu’au 15 mars 2021.



HCA

Le Haut-Commissariat à l’amazighité organise, le 8 mars, dans la wilaya de Tipasa, une table ronde suivie d’une présentation exclusive des actes du Colloque international «La résistance de la femme dans l’Afrique du Nord de l’Antiquité au XIXe siècle».

DGF

La Direction générale des forêts organise, les 7 et 8 mars, au Centre international des conférences, Alger, un atelier d’élaboration du plan d’action pour la promotion des produits forestiers non ligneux en Algérie.


Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

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